2007

FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES — 1RE ÉDITION

A Certain Braided History + The Disappearance of right and left

SARAH CHASE DANCE STORIES (HORNBY ISLAND)

A Certain Braided History + The Disappearance of right and left

À la fois danseuse d’histoires et conteuse de gestes, la chorégraphe torontoise Sarah Chase a incorporé la parole à ses oeuvres au gré de ses créations, élaborant de façon douce et intime une poétique de la mémoire, liée à des souvenirs d’enfance, à l’évocation de parents ou de voisins immédiats, au récit de ténues et vibrantes expériences qui projettent le quotidien dans l’espace de l’enchantement.

Arena

ISRAEL GALVÁN (SÉVILLE)

Arena

Formidable rénovateur, qui percute la tradition du flamenco et prend l’imaginaire taurin par les cornes, l’Espagnol sévillan Israel Galván dépouille la danse flamenca de ses faux-semblants et affectations. Entouré, comme dans une tragédie antique, de cantaores (chanteurs) et de musiciens, le chorégraphe et danseur enflammé descend dans l’arène et ses cercles concentriques pour livrer un combat passionné, composé de six soli qui sont autant de « chorégraphies de taureaux ».

CHS

CHRISTIAN LAPOINTE (QUÉBEC)

CHS

Cela se produit presque toujours sur des personnes sédentaires et isolées. Elles sont retrouvées brûlées vives, incendiées de l’intérieur. Seul le corps est carbonisé, sans que leur fauteuil, les draps ou le matelas n’aient pris feu. Ce sont des victimes de Combustion Humaine Spontanée. Hiroshima intérieur, chambre à gaz intime, ce phénomène demeure profondément troublant et en partie inexpliqué.

Crépuscule des océans

DANIEL LÉVEILLÉ (MONTRÉAL)

Crépuscule des océans

De la danse qui s’affirme positivement comme telle. De la danse dépouillée et rigoureuse. De la danse qui se fait allégorie de l’océan, puissant et abyssal, de ses mouvements violents et tempétueux, de ses silences étourdissants. Crépuscule des océans, la plus récente création de Daniel Léveillé, propose de suivre les flux et reflux d’une marée humaine qui, en ses profondeurs, contient la part obscure de nous-mêmes.

Famous Puppet Death Scenes

TIM SUTHERLAND (CANADA)

Famous Puppet Death Scenes

Petits contes philosophiques, drôleries sans conséquence ou porteuses de tout un imaginaire collectif, saynètes drolatiques, fabliaux plaisants et satiriques, toutes lesFamous Puppet Death Scenes rassemblées ici constituent une série de perles tirées du répertoire de la marionnette et dont le collier est la mort : une mort envisagée de façon désespérée ou tonique, au gré de scènes muettes ou narrées, faisant appel à des manipulateurs à vue ou non, et qui, présentées par un maître de cérémonie lui-même marionnette, font d’un petit castelet aux multiples possibilités le théâtre de notre condition éphémère, à nous, pauvres mortels.

Fantasmagories technologiques I, II, III

DENIS MARLEAU (MONTRÉAL)

Fantasmagories technologiques I, II, III

En trois saisissants spectacles technologiques, le brillant illusionniste Denis Marleau orchestre un périple au pays de l’absence. Le voyage s’ouvre sur un monde où trois petits êtres perchés en hauteur donnent vie à une curieuse histoire d’enfants perdus en un lieu indéfini, rêvant entre passé et présent, entre l’existence et son contraire. Puis, déplacement du public pour plonger dans un vaudeville sans portes ni placards, variante beckettienne du trio mari-femme-maîtresse laissant percevoir la solitude des êtres à travers les choses risibles de la vie et de l’amour. Enfin, avancement à tâtons pour pénétrer dans une obscurité totale d’où surgissent douze visages dont les regards ne portent sur rien… ils sont tous aveugles. Immobilisés dans une forêt obscure, ils attendent leur guide qui ne viendra pas…

FRANK KETCHUP

CAROLE NADEAU (MONTREAL)

FRANK KETCHUP

Frankenstein, icône glacée, chargée d’effroi. Jamais dans l’histoire de l’humanité n’aurons-nous été aussi près de ce mythe. Nous assistons à l’amorce d’une nouvelle ère, celle du remodelage généralisé du vivant, un jeu de combinatoires où se dissolvent progressivement les frontières entre les personnes et les choses, les êtres et la matière.

HEY GIRL!

ROMEO CASTELLUCCI (CESENA)

HEY GIRL!

Théâtre de l’inconscient dévoilé, qui puise à même les mythes fondateurs de l’Occident, théâtre où science, composition sonore et arts visuels sont inextricablement liés, le théâtre de la Socìetas Raffaello Sanzio met à vif tous ceux qui osent le regarder en face, soulève les passions, provoque malaise ou adhésion totale.

INCARNAT

LIA RODRIGUES (RIO DE JANEIRO)

INCARNAT

Inspiré du livre Devant la douleur des autres de Susan Sontag, Incarnat de Lia Rodrigues est une oeuvre d’un rouge clair et vif qui met en scène des êtres de chair et de sang et qui interroge la nature des rapports que nous entretenons avec la douleur des autres. Chorégraphe et fondatrice du Festival Panorama Rio Arte Dança, Lia Rodrigues se distingue sur la scène brésilienne par son engagement politique et par une relation aux publics défavorisés, qui a conduit sa compagnie à présenter ses créations, à la croisée de la danse, des arts plastiques et de la performance, dans les régions les plus reculées du Brésil.

LIFE IS BUT A DREAM #1

PATRICIA ALLIO (RENNES)

LIFE IS BUT A DREAM #1

Comme Shakespeare, Patricia Allio croit que nous sommes de l’étoffe dont les rêves sont faits. À partir des oeuvres de l’Américaine Kathy Acker, écrivaine punk et queer, elle crée un objet de rêve, un projet protéiforme qui tient à la fois du théâtre, du concert et du cinéma :Life is but a dream # 1, inspiré librement des audaces formelles de Sang et stupre au lycée de Acker et enrichi de matériaux sonores collectés à New York.

LIPSYNCH

ROBERT LEPAGE (QUÉBEC / NEWCASTLE)

LIPSYNCH

Fabuleux soap-opera, qui flirte autant avec la saga romanesque qu’avec la pensée du physicien Stephen Hawking, Lipsynchpropose une série de destins croisés, de voix et de vies superposées, rien de moins qu’un état du monde avec ses absences et ses trous noirs, cela à travers les aléas d’hommes et de femmes réunis par le hasard et les probabilités. Neuf histoires s’enchaînent, les règles de la chronologie sont abolies, et s’entrechoquent ainsi les microfictions, telles des billes de flipper actionnées par le manipulateur Lepage.

MNEMOPARK

STEFAN KAEGI (BÂLE/BERLIN)

MNEMOPARK

Tout le monde à bord de Mnemopark, folle équipée à travers la Suisse à bord d’un petit train électrique, d’un modèle réduit muni d’une caméra vidéo qui parcourt des paysages faits de jolies montagnes suisses, de jolis chalets suisses et de fermiers qui élèvent de jolies vaches, qui donnent le lait servant à faire le bon chocolat suisse. Guides touristiques amenés à commenter les images, quelques retraités passionnés de modélisme et une vraie actrice racontent leur histoire et celle de leur pays, et nous mènent avec humour et légèreté dans ce périple à travers bribes de vie et fragments d’histoire.

PERSPECTIVES MONTRÉAL

ISABELLE VAN GRIMDE (MONTRÉAL)

PERSPECTIVES MONTRÉAL

Échange, transmission, circulation : la chorégraphe Isabelle Van Grimde est une artiste qui entretient un commerce d’amitié et de pensée avec les arts visuels et la musique, avec tout ce qui peut souffler sur les voiles de son navire et l’emporter vers des horizons nouveaux. Rien ne l’intéresse que ce libre-échange permanent avec l’altérité. Alliage subtil de sensualité charnelle et de pureté graphique, sa danse intrigue et touche.

QUANTUM-QUINTET

BRICE LEROUX (BRUXELLES)

QUANTUM-QUINTET

Cinq danseurs sont rivés au sol. Dix avant-bras surgissent de l’encre de la nuit et calligraphient, telles des particules luminescentes, des formes en incessante transformation. On pourrait dire du chorégraphe Brice Leroux qu’il maîtrise en rigoureux esthète une singulière poésie de la matière. On pourrait dire aussi qu’il conjugue cette sidérante faculté de suspendre le public hors temps avec la curiosité intuitive d’un scientifique, passionné par l’observation des lois qui régissent l’univers.

ROUGE DÉCANTÉ

GUY CASSIERS (ANVERS/ROTTERDAM)

ROUGE DÉCANTÉ

À la scène comme dans le récit de l’écrivain néerlandais Jeroen Brouwers, Rouge décanté raconte l’expérience atroce que l’auteur fit, petit garçon, lorsqu’il fut enfermé avec sa mère dans le camp de concentration de Tjideng, près de Djakarta, durant l’occupation par l’armée japonaise d’une terre qu’on appelait alors les « Indes néerlandaises ». C’est là, dans ce camp, que sa mère lui apprit à lire.

SIESTES MUSICALES

ÉTIENNE CHARY (FRANCE)

SIESTES MUSICALES

À l’heure du dîner, les flâneurs de la Place des Arts sont invités, le temps d’une sieste, à se laisser bercer par d’étranges Trous d’eau. C’est ainsi que l’alchimiste sonore français Étienne Charry nomme ses musiques insolites, ses paysages sous-marins qui évoquent les petits univers réduits que la mer laisse entre les rochers à chaque marée. Assoupis dans des chaises-longues, au coeur d’un havre de verdure niché à l’ombre du Musée d’art contemporain, vous n’aurez d’oreille que pour Anémone, Flux de sel ou Doigts de Neptune, ces airs qui émanent à bas volume d’une kyrielle de radios transistors déposés à vos côtés, tels de petits coquillages sur le rivage. Étienne Charry les diffuse au gré de l’inspiration du moment en y ajoutant parfois, si l’envie lui prend, son grain de sel, des propos poétiques délicieusement incongrus.

THE ECO SHOW

DANIEL BROOKS (TORONTO)

THE ECO SHOW

Si un battement d’aile de papillon peut engendrer des tornades des milliers de kilomètres plus loin, les relations que l’on entretient avec notre famille proche ou élargie, avec notre histoire et notre mémoire sont en lien direct avec ceux que l’on a avec l’écosystème. Cela ne fait aucun doute aux yeux de Daniel Brooks et de Chris Abraham.

UMWELT

Maguy Marin (France)

UMWELT

Umwelt en allemand signifie « milieu environnant ». Dans l’environnement humain que crée Maguy Marin, dans cette ronde infinie qu’elle chorégraphie au son d’une musique assourdissante, c’est toute une humanité qui défile. Des hommes et des femmes qui, au gré d’un vent incessant, au fil de répétitions, reprises et variations, sortent de derrière des miroirs, vont, viennent, passent et puis repartent. Incessant va-et-vient. Perpetuum mobile jusqu’à l’épuisement des possibilités.

UN PEU DE TENDRESSE BORDEL DE MERDE

DAVE ST-PIERRE (MONTRÉAL)

UN PEU DE TENDRESSE BORDEL DE MERDE

Dans Un peu de tendresse bordel de merde, deuxième volet, après La Pornographie des âmes, de sa trilogie Sociologie et autres utopies contemporaines, St-Pierre met en scène des handicapés du coeur, qui s’accrochent comme des noyés à des bouées qui ont tôt fait de couler avec eux. Sa mise en scène catapulte une vingtaine de danseurs / acteurs, hommes barbus et nus, grandes folles aux perruques blondasses, femmes en robe synthétique, dans une confrontation jusqu’auboutiste avec l’épuisement. Loin des conventions et des dogmes, le théâtre dansé de Dave St-Pierre, tout de fulgurances et de désolations, fait de la représentation un nerf à vif.

UQQUAQ, L’ABRI

GENEVIÈVE PEPIN (MONTRÉAL / IGLOOLIK)

UQQUAQ, L’ABRI

En 1999, Laurentio, le chasseur de la région d’Igloolik au Nunavut, conteur et acteur, qui pratique la danse à tambours des Inuits, rencontre Geneviève, la danseuse, improvisatrice et performeuse. Uqquaq, L’Abri scelle une rencontre et en retrace l’histoire.

XXXXXXXX…. A SITUATION FOR DANCING

ANTONIJA LIVINGSTONE (MONTRÉAL | NEW YORK)