© Josée Lambert

Les maîtres anciens

Denis Marleau

Denis Marleau, plasticien du verbe et de l’espace, s’attaque à l’un des monuments de la littérature contemporaine : Thomas Bernhard. Un auteur de génie, un auteur maudit! Dans Les Maîtres anciens, un roman sous-titré «comédie», Thomas Bernhard atteint des sommets dans l’art d’enfoncer tous les clous en même temps. Reger, le personnage-pivot du récit, est assis dans la salle Bordone du Musée d’art ancien, comme tous les deux matins depuis trente ans, devant L’Homme à la barbe blanche du grand Tintoret. L’on accède à ce qu’il a déjà dit et redit sur tout, sur tous les tons et totalement, grâce à l’exactitude sidérante de son porte-parole et ami indéfectible, Atzbacher.

Détails

Le seul crédo de Reger dans la vie : pratiquer l’exagération pour que quelque chose remue dans son pays. Un pays bête, méchant et hypocrite à faire rugir même une fourmi : un pays qui nous est étrangement familier. Un parcours théâtral lucide et ludique en perspective, une course à relais frôlant l’abîme et la trappe ubuesque à répétition.

Crédits

Une création de
Théâtre Ubu

Adaptation et mise en scène
Denis Marleau

D’après le roman de
Thomas Bernhard

En coproduction avec
Festival de théâtre des Amériques
Centre national des arts