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© Nereu Jr
Performance

Altamira 2042

Gabriela Carneiro da Cunha

Guérilla du vivant

Des boîtes de son fluorescentes clignotent dans la nuit tropicale. Munie d’un arsenal hi-tech, l’artiste brésilienne Gabriela Carneiro da Cunha est maître d’une cérémonie technochamanique dédiée au fleuve Xingu et à ses populations riveraines, déplacées par la construction du barrage Belo Monte. Altamira 2042 résulte d’un patient travail mené depuis 2013 autour des rivières de l’Amazonie détruites par l’homme. On y entend le langage des cours d’eau, celui des animaux et la voix de tout ce qui constitue le territoire.

Sous forme de fable écoféministe, l’installation interactive activée par Carneiro da Cunha croise les technologies modernes et ancestrales d’une manière fascinante. Fruit d’un long dialogue avec les populations du fleuve, ce solo hanté et baroque appelle à une « amazonisation » du monde, une guerre où la vie défend sa place contre les forces destructrices du progrès. Ode à la solidarité des vivants, ce cri d’alarme éblouit et fracasse.

Crédits
Information générale

Sur l'artiste

© Eryk Rocha

Gabriela Carneiro da Cunha (São Paulo)

D’abord actrice, la Brésilienne Gabriela Carneiro da Cunha mène une carrière théâtrale et cinématographique auprès de la metteuse en scène Ariane Mnouchkine et de réalisateur·rice·s comme Grace Passô et Eryk Rocha. Également metteuse en scène, réalisatrice et chercheuse, elle travaille depuis 2013 à un projet de recherche visant à recueillir les témoignages des rivières brésiliennes menacées ainsi que des riverain·e·s, et en marge des processus historiques, politiques et économiques menant à la dépossession.

Biographie complète

Échos des médias

« Altamira 2042, un spectacle envoûtant conçu, interprété et orchestré par Gabriela Carneiro da Cunha qui en signe également la mise en scène avec Xingu River. […] Sans que cela ne soit dit ni voulu, Altamira 2042 peut apparaître comme un hommage au geste de la jeune Tuira. »

Jean-Pierre Thibaudat, Mediapart 2021-09-10

« Mu par des procédés interactifs entre corps, LED et haut-parleurs, face à un reportage vidéo tournée auprès du fleuve, l’ensemble embarque son public dans un voyage surréel et cérémonial, jusqu’à la destruction rêvée du barrage. »

Sceneweb.fr, 2021-09-15

Entretien

« J’aime penser que je donne surtout des oreilles à ceux et à celles qui ont perdu cet ancien savoir de l’écoute de toutes les entités différentes qui partagent le monde avec nous. »

Lire l’entretien