You need Flash player 8+ and JavaScript enabled to view this video.
© Julie Artacho
Danse

Les jolies choses

Catherine Gaudet

Appel d’air

Cinq corps s’activent au rythme du métronome. Leurs mouvements mécaniques reprennent, la machine s’échauffe et exige d’eux une rigueur irréprochable. Arrivée à maturation de son langage artistique, la chorégraphe Catherine Gaudet part en quête d’un espace sous les corps où les désirs peuvent renaître malgré le poids de la contrainte.

Il y a, derrière l’apparence inoffensive de cette partition collective aux tracés systématiques, comme une odeur de vernis cheap qui finira par craquer. À l’écoute des pulsations contradictoires de son époque, Gaudet s’entoure de ses fidèles complices pour explorer les faux-semblants de l’appareil spectaculaire. Au bout d’un moment, la répétition devient l’agent trouble des interprètes devenus instrumentistes. Elle fait siffler la soupape laissant s’échapper l’excès de vapeur des corps salés. Il est vrai, la dé-pression est le revers du grandiose. Ici, le risque d’une faute de goût est bien réel, mais nécessaire au maintien de l’équilibre.

Crédits
Information générale

Sur l'artiste

© Julie Artacho

Catherine Gaudet (Montréal) Compagnie Catherine Gaudet

Dans l’univers de Catherine Gaudet, les masques sociaux tombent au rythme de l’exultation des corps. Après avoir sondé les réalités troubles et les souterrains irrévérencieux de notre humanité avec Au sein des plus raides vertus (FTA, 2014) ou encore Tout ce qui va revient (2018), Gaudet revient au FTA avec une toute nouvelle création, Les jolies choses. Cette fois, la chorégraphe s’écarte de la théâtralité bien présente dans ses premières créations, mais sa force subversive n’est jamais bien loin.

Biographie complète

Échos des médias

« Il y a une protestation métaphysique dans cette physique endurante et déclinée au rythme d’un métronome, par les pieds, les bras, les voix, les murmures échappés de ces corps de douceur, de méditation et de civilité. »

Guylaine Massoutre, JEU, 2022-05-29

« Le commentaire qui s’impose tient en quelques mots : une simplicité d’évidence émane de cette esthétique percussive. » 

Guylaine Massoutre, JEU, 2022-05-29

« Catherine Gaudet a une démarche artistique tout à fait singulière et fascinante. »

        

 

Iris Gagnon-Paradis, La Presse, 2021-05-13

« Un véritable voyage dans le temps […] À donner le grand frisson […] Une œuvre exigeante, mais ô combien pertinente. »

Iris Gagnon-Paradis, La Presse +, 2021-05-13, à propos de Se dissoudre

« Catherine Gaudet met en scène le souffle comme pivot de transformations physiques (…) Une performance grandiose, généreuse, courageuse et dans l’engagement total. »

Caroline Louisseize, Spiralemagazine.com, 2021-05-13, à propos de Se dissoudre

« Dès les premières secondes, le public est happé, fasciné par ces déplacements répétitifs exécutés à l’unisson. […] La proposition aussi envoûtante qu’anxiogène nous captive du début à la fin. »

Karine Tessier, JEU, 2019-05-40, à propos de L’affadissement du merveilleux

« La facture est d’une époustouflante beauté. […] Hypnotisant les spectateurs dès les premières secondes. »

 

Laurie Bédard, Spirale, 2019-05-30, à propos de L’affadissement du merveilleux

« C’est d’un minimalisme extraordinaire, mais en même temps c’est d’une profondeur extraordinaire parce qu’on ressent tout ce qu’ils ressentent. »

 

Geneviève Breuleux, Radio Centre-Ville, Montréal Pluriel, 2019-05-29, à propos de L’affadissement du merveilleux

« L’intense traversée d’états de corps de cette pièce portée avec force et un don total par les cinq interprètes nous amène au seuil de la catharsis. »

Mélanie Carpentier, Le Devoir, 2018-09-27, à propos de L’affadissement du merveilleux

« Tout sauf fade ! (…) D’une extrême exigence tant physique que mentale pour les danseurs, la chorégraphie de Catherine Gaudet n’épargne pas non plus le spectateur. »

Gilles Lamontagne, Sorstu.ca, 2018-09-27, à propos de L’affadissement du merveilleux

Entretien

« Il était important pour moi d’inscrire ce geste chorégraphique dans une épuration et une économie du mouvement. J’ai donc développé une partition graphique complexe à partir de gestes très simples, quasi mécaniques. »

Lire l’entretien