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© A Merlaud
Danse

L’homme rare

Nadia Beugré

L’esprit n’a pas de couleur

Nadia Beugré, chorégraphe ivoirienne engagée foulant les scènes internationales depuis une dizaine d’années, aime appeler un chat un chat. Entre Nadia et Beugré, il y a en réalité le nom Gbahihonon, « la femme qui dit ce qu’elle voit », ce qu’elle fait sans provocation. Voilà qui donne le ton. 

L’homme rare nous invite tout autant dans la jouissance et la lumière de la danse que dans l’épaisseur et la noirceur de l’Histoire, le tout partagé avec énergie, générosité, humour et puissance. Pour la première fois, Nadia Beugré met en scène un quintette d’hommes, majoritairement nus et de dos. Une pièce sur la déconstruction de la masculinité ? Pas seulement. Nadia Beugré s’attaque sans détour, par la danse, aux représentations des corps du point de vue du genre et de la postcolonialité, de façon critique et sensuelle.

Crédits
Information générale

Sur l'artiste

© Antoine Tempé

Nadia Beugré (Abidjan + Montpellier) Libr'Arts

Nadia Beugré, née à Abidjan, a d’abord longtemps dansé au sein de la compagnie ivoirienne Tché-Tché (accueillie au FIND à Montréal en 1999) avec Béatrice Kombé, qui a beaucoup compté dans l’histoire de sa construction de femme.

Biographie complète

Échos des médias

« La chorégraphe ivoirienne Nadia Beugré continue, avec malice, ingéniosité et une certaine radicalité, son travail de sape du machisme ambiant, du paternalisme à tous les étages. […] Avec intelligence et un brin de bravade, la féministe Nadia Beugré signe un spectacle au-delà des normes, qui fait un bien fou. »

Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, L’œil d’Olivier (France), 2021-06-04

« À travers un quintet exclusivement masculin, Nadia Beugré défie les assignations qui définissent les codes de la virilité, la chorégraphie se fait sensuelle, intense et critique, comme un hommage rendu à ces hommes d’exception. »

Sceneweb (France), 2021-06-03

« Nadia Beugré fait miroiter les corps et les images pour secouer le regard et ses attentes. »

 

 

Rosita Boisseau, Télérama (France)

« Avec leurs ondulations de reins et de fesses, des déhanchés sur talons hauts et tombés de bassins, cinq corps masculins à nu sont prêts à en découdre avec nos inconscients coloniaux, capitalistes et patriarcaux. N’ayons pas peur des gros mots. Nadia Beugré signe L’Homme rare, un coup de poing et contrepoint chorégraphique aux lectures voyeuristes qui étiquettent, classent, cataloguent et réifient les corps-marchandises.

 

Léa Poiré, Mouvement.net (France)

« Les spectacles de Nadia Beugré, laissent sans voix ; sans mots pour décrire ses sensations qui naissent au plus profond de notre âme. »

Virginie Ehonian, African links, 2015-10-14

Entretien

« Avec le dos et la nudité, je le pousse à assumer sa posture de voyeur. Ça l’amène forcément à se poser des questions sur son regard et son propre corps. »

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