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© Richmond Lam
Danse

Make Banana Cry

Andrew Tay + Stephen Thompson

En créateurs indisciplinés et protéiformes, Andrew Tay et Stephen Thompson mènent le bal de Make Banana Cry : un fashion show détourné où se déverse une vague de corps politiques prêts à faire trembler le regard occidental. Ici, les flirts avec les clichés culturels sont nombreux et cohabitent avec l’espace sacré d’une fausse exposition créée par l’artiste visuelle Dominique Pétrin.

Dans une tentative de se débarrasser du poids de la représentation stéréotypée et de la fétichisation, les deux complices ouvrent les portes d’un lieu où l’irrévérence est reine et fait barrage à la norme. Make Banana Cry se présente comme une machine chorégraphique dans laquelle une bande de performeuses et de performeurs aux identités intersectionnelles défilent et séduisent pour mieux montrer leurs coutures. Un happening déstabilisant qui subvertit le fantasme d’une culture pop occidentale « universelle ».

Crédits
Information générale

Sur les artistes

©McKenzie James

Andrew Tay (Toronto)

Portés par un désir de solidarité et de dialogue envers leurs identités culturelles et corporelles respectives, Andrew Tay et Stephen Thompson font coïncider leurs esthétiques cousines et flamboyantes dans l’irrésistible Make Banana Cry. Ces deux artistes progressistes brillent là où le potentiel de transformation du corps et l’affirmation identitaire prennent le pas sur la norme et le formalisme.

Biographie complète
©Diane Arques

Stephen Thompson (Nice)

Complice de longue date du FTA, Stephen Thompson est un artiste interdisciplinaire d’une précision hors du commun. 

Biographie complète

Échos des médias

« Ces juxtapositions entre les clichés corporels et les luttes politiques créent une rupture critique et renversent les attentes du public en quête d’un exotisme facile. Des moments de réflexion s’accompagnent parfois de silences où seul le bruissement des sacs de plastique sur les pieds des spectateur·rice·s se fait entendre. »

Karim Chagnon, Spirale, 2022-06-07

« Là où Make Banana Cry étonne, c’est dans sa propension à dépasser le constat des identités fixes. »

Pénélope Desjardins, Artichaut Mag, 2022-06-04

« Une pièce contagieuse et perturbante qui ne vous laissera pas indifférent. »

Tiffanie Boffa, Dfdanse.come, 2017-04-08

« Soulevant des enjeux liés à la diversité, Make Banana Cry veut à la fois remettre en question les fantasmes projetés de manière récurrente sur les personnes asiatiques, mais suppose plus largement une réflexion sur le futur des identités racisées dans les sociétés occidentales. »

Mélanie Carpentier, Le Devoir, 2017-04-01

Entretien

« Je crois que faire face aux stéréotypes culturels permet une meilleure compréhension de soi. Ces clichés font intégralement partie de notre société et nous dialoguons avec eux, que nous le voulions ou non. »

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