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© Claudia Borgia et Chiara Bruschini
Danse

Save the last dance for me

Alessandro Sciarroni

Danse en voie d’extinction

Sur les battements de cœur d’une musique techno, les danseurs Gianmaria Borzillo et Giovanfrancesco Giannini tourbillonnent sans se quitter des yeux. Dans une position de lutte parfois accroupie, ils exécutent une danse de salon traditionnelle italienne jusqu’à l’épuisement. Le rituel devient athlétique, magnétique, viscéral. Soudés, les deux hommes s’empoignent avec grâce et défient les stéréotypes liés à l’identité de genre. Tendresse et maîtrise technique s’allient dans un jeu de connivence émouvant.

L’artiste italien Alessandro Sciarroni incorpore des pratiques physiques diverses telles que le sport, la jonglerie et la danse folklorique dans la performance contemporaine, brouillant ainsi les frontières entre les disciplines. Grâce aux ateliers de danse qui accompagnent le spectacle partout où il passe, Save the last dance for me ressuscite la polka chinata, une danse folklorique presque disparue. Sciarroni assure la transmission de ce patrimoine vivant, le réactualisant en un spectacle rigoureux et hypnotique où s’opère une véritable magie.

Crédits
Information générale

Sur l'artiste

© Andrea Macchia

Alessandro Sciarroni (San Benedetto del Tronto)

L’Italien Alessandro Sciarroni, formé au théâtre, approche la danse avec le regard d’un artiste visuel. Sa démarche atypique implique des professionnel·le·s de différentes disciplines et pratiques corporelles. Il utilise le contexte théâtral en dialogue avec la danse, le cirque ou le sport pour créer des œuvres qui dépassent les définitions traditionnelles des genres.

Biographie complète

Échos des médias

«Le chorégraphe pousse les limites d’endurance des interprètes, qui exécutent la danse bien au-delà des deux ou trois minutes usuelles.»

Iris Gagnon-Paradis, La Presse, 2022-05-31

«Save the last dance for me se veut à la fois un hommage à cette danse de salon italienne née au début du XXe siècle et une relecture contemporaine de son esthétique, accompagnée de musique ambiante électronique, en remplacement de la musique traditionnelle folklorique.»

Iris Gagnon-Paradis, La Presse, 2022-05-31

« Derrière un travail conceptuel, le danseur et chorégraphe italien Alessandro Sciarroni dissimule un tempérament sentimental. »

Télérama (France)

« La complicité et la tendresse qui émane rendent la danse gracieuse et magnifique, les danseurs virevoltent et semblent tout concentrer dans cette intimité dansante, cortex du mouvement de la polka. »

Zoé David Rigot, Toute La Culture (France), 2020-03-02

« Le perpétuel mouvement circulaire semble offrir à cette tradition populaire un pouvoir d’éternité. »

Ludovic Thomas, journalzibeline.fr (France), 2020-02

« Une performance à couper le souffle.  A travers son approche de chercheur et d’historien, le chorégraphe propose une expérience profondément joyeuse et enivrante. »

Nathalie Yokel, La Terrasse (France). 2022-02-22

Entretien

« Quand j’approche une danse, qui, comme la polka chinata, existe depuis 130 ans, ou comme le « schuhplattler » que j’ai travaillé dans une de mes pièces et qui date de plus de mille ans, j’admire la dignité de ce qui a le pouvoir de survivre au temps. »

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