Que fais-tu ici, spectateur, dans ces Terrains de jeu ?

« Art is an unwanted gift », dit la chorégraphe Meg Stuart dans l’un de ses spectacles. L’art est un cadeau non désiré. De la part des artistes, nous recevons des visions — petites utopies, éclats de réels, mirages ou chocs d’un miroir trop fidèle. Nous recevons des formes, souvent inouïes, qui nous touchent, nous révoltent, nous troublent, nous réjouissent et nous laissent parfois perplexes. Comment peut-on, ensemble, mettre à profit cette expérience de l’art ? Les Terrains de jeu transforment l’énergie des spectacles en matière à penser et encouragent la collision des esprits.

D’abord, mettre les sens en éveil. Avant même le début du Festival, des films de fiction et des documentaires sont projetés à la Cinémathèque québécoise. Ensuite, réagir, échanger et débattre des oeuvres. À l’issue de certaines représentations, les artistes s’entretiennent avec les spectateurs. Au QG, des discussions de fond, des conférences et des débats osent une parole et des échanges assumés. Puis, fabriquer du commun, à travers des causeries, des cliniques dramaturgiques et ces ultimes moments de partage et de libération que sont les fêtes au QG !

À ces rendez-vous pour tous s’ajoutent des activités offertes aux étudiants, aux artistes amorçant leur pratique et aux professionnels aguerris. Et, cette année, la publication de Nos jours de fête, premier livre portant sur le projet artistique du FTA. Pour poursuivre, avec les mots des artistes et les traces des éditions passées, la quête inlassable d’un art au présent, essentiel et vibrant.

Les activités des Terrains de jeu sont en majorité gratuites et ouvertes à tous.
Nous t’y attendons, spectateur.